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Doit-il y avoir de la musique au RER ? Nos frères sont divisés à cet égard.

March 5, 2019

(221 non lus) - SFR Mail | Mail

 

Il n'est jamais évoqué de musique dans nos rituels parce qu'il n'y en avait pas dans notre rite et régime. Il n'y a rien à interpréter comme veulent le faire certains frères. S'il y avait de la musique, nous aurions parmi nos officiers un frère portant la lyre comme bijou de sa fonction musicale, mais cela n'existe pas. Donc il n'y a pas de musique au Rectifié. Willermoz condamnait le caractère frivole des loges qui passaient leurs soirées en bonne société d'où la musique, les poèmes, les agapes de grand style, etc. 

Concernant la musique au RER, il se trouve des frères auquel le rituel semble ne pas suffire, d'autres pour qui il faut "que cela ait de la gueule", comme si la mise en oeuvre d'un rituel devait être un spectacle auquel on assiste mais dans lequel on n'entrera jamais si l'on reste habité par un comportement qui reste profane. Le rite Français a eu de la musique très  ; on connaît le fameux scandale de la loge Les Neuf Soeurs où un orchestre avec cuivres réveilla tout le quartier. Certaines loges étaient quasiment devenues des lieux de spectacle pour maçons, mais il ne faut pas oublier que le Français est le rite qui s'est le plus rapidement vidé de son contenu original. Le Groussier n'a plus grand chose de commun avec le Régulateur du Maçon dit de 1801 mais il présente l'avantage d'éviter les conflits personnels religieux vu le retrait de la Bible. Evidemment, le REAA, s'est aussi élancé sur les traces musicales de son aîné dont il s'est inévitablement inspiré sous Napoléon III.

La musique pose une autre problématique, c'est que le morceau utilisé peut ne pas plaire et même carrément déranger : mettre de la cornemuse écossaise dans un style anglais comme l'Emulation, c'est, historiquement, se moquer du monde quand on sait tout ce qui divisa la maçonnerie anglaise de sa devancière écossaise. A titre personnel, j''aime bien la musique mais seul chez moi, avec du volume, bien installé dans un fauteuil et les yeux fermés. Et quand j'écoute la musique, je ne pense à rien et je ne fais rien, j'essaye d'entrer dans la musique. Vouloir mélanger plusieurs choses, ici la musique et la maçonnerie, ne me permettra pas de bien me préparer au travail rituel, pour moi, c'est massacrer les deux. Pourquoi ne pas manger une frite en même temps ? Cela ferait patienter en attendant l'agape.

Dans l'anomalie et la mauvaise foi, tout peut survenir. Il y a le choix des musiques elles-mêmes. Et couper une plage musicale parce que le VM est arrivé à l'autel, c'est une honte pour la musique et pour ceux qui osent agir ainsi. J'ai connu une loge musicale à Paris, on n'y fait que cela, eh bien c'était une vraie punition à supporter. On y fait des planches sur les compositeurs, sur des grands musiciens, sur une oeuvre, etc. Je n'ai pas aimé parce que je ne viens pas en loge pour cela ; il y a des associations profanes spécialisées où l'on aura bien plus de plaisir et de vrais spécialistes. Je viens en loge pour la maçonnerie et son monde du mystère et tout ce qu'elle nous propose pour nous faire réaliser l'initiation en nous. Alors, quand des frères attachent de l'importance à ce qui ne doit pas en avoir, je ne m'étonne plus des dérives multiples auxquelles on assiste et du vidage du contenu de nos rituels à tous les grades.

 

Au lieu de penser à la musique qui va donner de "la gueule à la cérémonie", expression vue sur forget me not,  qui devient profane, ces frères feraient mieux de devenir les gardiens de leur rite en s'opposant à tout ce qui pourrait le dénaturer.

 

Copyright Christian GUIGUE

www.guigue.info


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