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Pouvez-vous me dire ce qu'était la Grande loge des maîtres réguliers de Lyon alors qu'existait la Grande Loge dirigée par le comte de Clermont ?

October 11, 2018

Cette Grande loge des Maîtres réguliers de Lyon fut créée en 1760 grâce à la réunion de 3 loges : L'Amitié, Les Vrais Amis et La Parfaite Amitié qui ne travaillaient d'ailleurs pas du tout au RER puisqu'il n'existait pas encore. Donc cette Gl n'avait rien de rectifié. En 1760, il y avait les 3 vénérables de ces loges et leurs députés, soit 6 membres. Que voulait-elle ? Régenter la vie des loges et des maçons de la région lyonnaise. Il y avait la Grande Loge nationale dirigée par le Comte de Clermont et ses assesseurs mais Willermoz voulait être le patron et tout contrôler dans sa région en sorte de Grand Maître provincial ou Grand Maître Adjoint responsable d'un territoire quand rien par sa condition - il n'était pas noble mais seulement un marchand - ni en cour près d'un prince du sang - ne le lui permettait. En 1767, elle comporte 8 loges : les 3 premières auxquelles s'ajoutent La Sagesse ( qui deviendra La Sagesse Triomphante de Cagliostro ), Les Amis Choisis, la loge militaire Saint Jean de la Gloire, la Parfaire Réunion et le Parfait Silence. Willermoz punira cette dernière en la faisant patienter 2 ans avant de l'accepter car elle avait osé adresser sa demande directement au siège parisien sans passer par lui. Et il s'y trouvait son frère de sang avec qui il était en froid, raison pour laquelle la demande d'adhésion à la GL des Maîtres réguliers ne fut pas remise à Willermoz mais directement envoyée à Paris.

 

En 1773, Willermoz devra quitter la GL des Maîtres réguliers de Lyon qui veut rester française, membre de la Grande Loge, et non le suivre dans ses ambitions germaniques. Il fut donc prié de partir. Rejoindre la Stricte Observance germanique, c'était rejoindre les ennemis de la France dirigés par le Duc de Brunswick devenu Eques A Victoria, chevalier de la Victoire, suite à sa victoire contre les troupes françaises lors de la guerre de 7 ans. Les Brunswick furent toujours des ennemis de la France qu'ils combattirent non seulement lors de cette guerre dite de 7 ans, qui fut de fait la première guerre mondiale puisqu'elle se déroula en Europe et sur le continent nord-américain, mais aussi contre les troupes républicaines après 1789, puis sous l'Empire de Napoléon.

 

C'est comme si en 1950 des maçons français avaient voulu s'allier à des loges allemandes ; cela aurait été considéré comme un acte de haute trahison. Ils auraient immédiatement été mis au ban de la société civile et maçonnique française. Et pourtant, c'est ce que fit Willermoz. On ne s'étonne pas du refus des frères de la Grande Loge des Maîtres réguliers de Lyon d'entrer dans cette aventure peu patriotique. En étudiant l'Histoire, on découvre des  aspects maçonniques ayant des implications politiques dont ne se doutent nullement nos frères et amis.

 

Copyright Christian GUIGUE

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