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Demande de Mireille : Que pensez-vous de la Chevalerie maçonnique ?

December 14, 2019

 


Réponse : Si vous posez cette question, c'est que quelque chose vous interpelle à son propos.
La réponse figure dans votre question : elle est maçonnique donc non chevaleresque même si certains s imaginent le contraire.

 

La chevalerie se gagne par le mérite, par votre valeur effective, par votre foi, votre sens de la justice et votre bravoure, votre amour des hommes et des femmes, de votre capacité à les défendre, à les aider. Il n'y a pas de lâches ni de fourbes en chevalerie, ce qui n'est plus le cas des Loges et de certains Ordres Intérieurs du RER vu la non sélection des candidats : tout le monde entre. Du moment que les candidats paient, l'essentiel se trouve assuré ! Ce n'est plus la transmission de l'initiation qui prévaut mais l'argent et les sociétés civiles immobilières.

Par ailleurs, on ne peut être armé, donc fait chevalier, qu'une seule fois dans sa vie comme pour le baptême. Cette anomalie maçonnique de répéter en les imposant des grades dits chevaleresques dans la hiérarchie d'un rite s'avère purement française originellement et par extension francophone. Nous ne pouvons pas être en Chevalerie en agissant ainsi.

 

La Chevalerie implique la liberté, ce qui n'existe pas en FM où l'on vous oblige à prendre des degrés qui ne vous intéressent pas juste pour faire fonctionner le système et on vous y bloque 3 voire 4 ans et même plus encore par échelon. Au 19e siècle, on était Rose-Croix ou Kadosch, dans l'ordre ou le désordre, sans obligation de posséder autre chose que celui de Maître et on l'était tout de suite ! On prenait directement le grade qui nous intéressait, En France, cela n'est plus le cas depuis longtemps, A Londres, si cela vous intéresse, vous êtes Rose-Croix en quelques mois. Chez nous, tout se trouve faussé et a perdu son sens. Il y a pire encore : si vous changez de structure de hauts grades, on ne reconnaît pas généralement votre dernier grade, on vous le fait repasser ! Je n'oublierai jamais mon frère Michel à qui l'on a fait revivre à 3 reprises la cérémonie de Maître X au RER et de Kadosch au REAA parce qu'il avait 3 fois changé d'organisations : qui ose appeler cela de la Maçonnerie ? C'est un comportement indigne, - les autres organisations ne valent rien, nous sommes les seuls valables donc nous reconférons le grade -, qui est le contraire de ce qui doit exister et se pratiquer. Ceci n'existe pas aux USA, en Allemagne et ailleurs où l'on vous donne quasi immédiatement tous les grades que vous souhaitez et qui restent facultatifs donc non obligatoires. Si vous estimez que cela peut vous aider dans votre cheminement, de quel droit oserait-on vous le refuser ? L'argument pour défendre le système à la française est : " oui mais et son évolution, son initiation ?" Ce qui me fait penser à la phrase de mon ami R. alors Lieutenant Commandeur, il avait l'habitude de dire : " Un crétin restera un crétin et on n'en veut pas au Suprême Conseil ". Je traduis diplomatiquement : ceux qui ne veulent pas changer resteront ce qu'ils sont à vie, l'attente dans les grades ne les bonifiera jamais.

 

Ailleurs, on entend dire : " le costume du Grand Prieur ou du Préfet ou de l'Inspecteur fédéral est trop grand pour lui. ". Traduction : il n'a pas les compétences pour le poste et la fonction. Alors pourquoi l'y a-t-on mis ? Vous pensez que l'on mettrait un incompétent comme Grand Prieur ou Maître provincial en Angleterre, aux USA ou en Allemagne ? Ce sera forcément une personnalité à la compétence incontestable en termes de management des hommes, des structures et de connaissance maçonnique. En France, où l'on pratique une pseudo maçonnerie très politicienne à la tête du client, moins vous avez de qualités et de connaissances et plus vous avez de chance d'évoluer dans les hautes sphères.

 

PS. Aux USA, un frère est devenu patron des Knight Templars 5 ans après sa réception en FM. En France, il serait à peine Maître. Si un frère ou une soeur sont performants, on a besoin de leur compétence au plus haut niveau. Pourquoi s'en priverait-on surtout quand les talents et les connaissants qui auraient, ce qui devient rare, du temps à consacrer au fonctionnement de l'Ordre manquent déjà cruellement ? A la GLTSO, dans le nord, un frère de qualité qui a un relationnel exceptionnel, je ne lui arrive pas à la cheville dans ce domaine, André. A., fait acte de candidature par écrit avec copie par courriel au Grand Maître à un poste de conseiller fédéral devenu vacant. Il ne plairait pas au Blanc donc son sort semblerait réglé. Il n'a même pas reçu, à ce jour, l'accusé de réception de son dépôt de candidature. Pourquoi les responsables ne font-ils pas leur travail ? A quoi sert la GLTSO si c'est le Blanc qui décide et dirige en réalité ? Il y a un sérieux conflit d'intérêt qui fait que de plus en plus de frères s'en vont.

 

 

 

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