Le Rectifié a-t-il toujours été celui que l'on pratique dans nos loges ? Personne ne sait ?

Le Rite Ecossais Rectifié reste mal connu même de la part de ceux qui veulent vous donner des leçons. Nos frères courent après les offices ou fonctions au Bleu comme au vert et au Blanc mais quand ils deviennent titulaires d'un poste rien ne les distingue de leurs prédécesseurs car personne ne travaille à développer le rite ou ses effectifs et on ne souvient même plus de leur passage.


Pour découvrir un rite il faut disposer de connaissances en symbolisme, en rituélie, en magie vu qu'on parle de rites et de cérémonies d'initiation, de passage, etc. Il y a des Tartuffes qui vous disent ; " Au RER, on ne parle pas d'initiation mais de réception", ce qui est faux puisque dans le rituel de Maître X, on vous énonce :" Ceci termine votre initiation". Si une initiation s'achève, c'est qu'elle a bien commencé dès le début du périple en maçonnerie symbolique. Il faudrait cesser de dire des inepties y compris chez nos amis CBCS quand on ne sait pas. Il faut pouvoir agir en analyste pour étudier la cohérence du système, les défauts ou faiblesses des grades en termes de contenu car il se trouve des grades qui n'en ont aucun de sérieux, etc. En France, aucun rite n'est parfait, il faut le savoir. Pour que puisse l'être, il conviendrait que le système se trouve soit établi sur l'ancien testament soit sur le nouveau mais il ne peut en aucun cas être bâtard du style un grade oui, un autre non. Un rite équilibré, cas des workings anglo-saxons, commence par l'ancien pour s'achever avec le nouveau testatement et les grades chevaleresques. En France, on fait la danse du tango, deux pas en avant et un pas en arrière, ce qui n'a pas de sens. Au 4, on vous met le prologue de l'évangile de saint Jean mais on vous renvoie à l'ancien testament avec la destruction du temple, la déportation du peuple, etc., éléments non rectifiés. Il en va de même au REAA.


Aucun chercheur n'osera prendre le risque d'oser lister les anomalies relevées, les dogmes incohérents, à supposer qu'il les ait découverts, sous peine de se faire interdire de promotion dans les hauts grades voire de se voir la victime de toutes sortes de calomnies et rumeurs. Si dans les pays anglo-saxons on travaille toujours au 3eme degré, c'est pour éviter les erreurs commises par les Français. Un exemple significatif ? Aucun Apprenti ni Compagnon ne peuvent recevoir leur salaire à la colonne de leur grade; et personne ne l'a découvert. Essayez de découvrir pourquoi, ce sera votre premier exercice. Si vous ne le passez pas, inutile d'aller plus avant.


Le Rectifié d'origine était très différent de ce que nous connaissons aujourd'hui. Il n'y avait pas pas de colonne brisée donc pas d'Adhuc Stat ni ce qui va avec, le delta d'orient n'avait pas non plus cette présentation ni la devise qui l'encadre et on trouve bien d'autres différences qui apparaîtront plus tard quand Willemoz modifiera les rituels de son seul chef, sans jamais avoir été l'auteur des rituels originaux ni sans jamais avoir été mandaté par une autorité maçonnique officielle. Ce n'est pas parce que l'on trouve des textes écrits de sa main qu'ils sont sa création. Il ne pouvait pas en aller autrement à l'époque car les photocopieuses n'existant pas il fallait bien faire les copies à la main. D'ailleurs, chaque fois qu'il opère un changement, il commet des erreurs graves. Et quand on sait à la suite de quelle influence il le fait, on reste affligé par tant d'irresponsabilité. Le rituel d'origine pour ce qui concerne le premier grade attribuait Tubalcain à l'Apprenti, ce qui correspond à une donnée maçonnique traditionnelle. Suite à des séances de "sommeils", disons des séances d'hypnose pour employer un terme moderne, où un "sujet", comme la demoiselle Rochette ou la marquise de Monspey, interrogeait un "agent inconnu ou esprit" et notait en écriture automatique ce que celui-ci lui aurait transmis. Ces textes furent groupées sous le nom de manuscrit Prunelle de Lière. Si la lecture dans le marc de café ou le machouillage de cacahuettes avaient alors existait, nul doute que Willermoz y aurait eu recours. C'était un micheton de premier choix : il gobait tout. Il y a là un manque total de sérieux et on voit la vraie nature de l'intéressé, lequel ne correspond en rien à ce que des responsables de mouvements ou de groupements qui défendent leur fond de commerce ou en ont fait une contre-église veulent nous faire avaler.. Pour eux Ab Eremo est un dieu, un ange, un sage, un mystique, un monument d'amour quand il n'était même pas capable de s'entendre avec ses deux frères, Antoine et Jacques le grand amateur d'alchimie ayant travaillé plusieurs années à la recherche du Grand Oeuvre avec Dom Pernety, le guide des Illuminés d'Avignon. La vraie nature de Jean-Baptiste se trouvait à l'opposé de ces états. Les fondateurs du rite se trouveraient fort surpris par les ajouts et modifications apportés à leurs rituels. D'ailleurs même actuellement de nombreuses loges n'hésitent pas à ajouter et dire des choses qui ne figurent pas partie du rituel comme : "que la sagesse éclaire nos travaux, etc." lors de l'allumage des flambeaux et les commissions de révision des rituels, pour justifier leur existence et leurs indemnités, n'hésitent pas à en rajouter des couches.


C'est à la suite de ces divagations parmi lesquelles l'Agent avait dit que "Tubalcain était démoniaque" que Willermoz retira en 1785 Tubalcain pour le remplacer par Phaleg. Un minimum de prudence n'aurait pas tenu compte de ces fadaises. Tubalcain ne se voit en rien responsable de la faute commise sur Abel et se trouve même protégé par Dieu qui prévenait que celui qui attenterait à la vie de Tubalcain serait maudit par 7 fois 7, c'est-à-dire sur la totalité de sa descendance. Si Tubalcain se voit protégé par Dieu lui-même où se trouve son caractère supposé démoniaque sinon dans la crédulité voire la bêtise de certains ? Il n'en va pas de même de la responsabilité de la faute commise par Phaleg, responsable de la construction de la tour de Babel où les hommes armés d'arcs et de flèches montaient pour trouver Dieu et le tuer. en lançant des traits dans le ciel. Il n'existait donc aucune doctrine martiniste puisqu'il n'y avait pas de "martinistes" chez les fondateurs. Le Philosophe Inconnu défendait que l'on constitue un Cercle autour de lui voire que l'on s'en réclame. Le problème du Rectifié réside dans le fait que un groupuscule de martinistes, qui ne sont que trois à quatre cents en France tous Ordres confondus, et les meilleurs ne s'occupent pas du Rectifié dont ils n'ont que faire, se sont emparés du RER pour élargir leur vitrine, leur audience, pour en faire autre chose que ce qu'il était priorisant essentiellement la démarche de Louis-Claude. J'ai pu le sentir depuis plus de 40 ans que je suis en FM en notant les changements. Quand je fus reçu Maître X il y a 35 ans, il n'était pas question d'entendre que le personnage sortant du tombeau soit une allégorie du Christ ressuscité ni de doctrine ni de "saint Martinisme". D'ailleurs, Louis-Claude lui-même n'aurait jamais pu se voir "sanctifié" pour quoi que ce soit vu qu'il rejetait le Vatican et son "culte dévalué". Puisqu'Adhuc Stat n'existait pas alors dans les rituels, il ne s'y trouve rien à ce propos. Evidemment, les fondateurs qui verraient ou entendraient ces nouveautés se demanderaient s'il s'agit bien du RER ! Le contenu du 4eme grade n'a rien de rectifié, c'est du REAA qui a ce contenu dans un de ses degrés. Willermoz a copié. En tant que dernier grade symbolique annonçant l'Ordre Intérieur, le contenu du maître X devrait se trouver criant de christianisme pour chaque voyage et non traité à la va vite juste au dernier pour finalement "accoucher d'une souris". Tout le rituel se trouve à reprendre. comme il devient nécessaire de remettre les éléments du 2e et 3eme degré à leur place originelle, ce qui n'est pas du tout le cas actuellement et déséquilibre totalement le rite qui se trouve perturbé de ce fait. Il ne peut pas y avoir d'harmonie, d'ordre, dans l'incohérence. Les rituels actuels ont été modifiés très tardivement, au début du 19e siècle, sans aucune autorisation ni mandat officiel alors qu'il existait une autorité on ne peut plus importante. Je ne vais pas donner son nom ici car nos Grands dignitaires ignorent même cela. Pour retrouver un Rectifié authentique il faut revenir aux rituels de Lyon et oublier tout le reste.


En tout état de cause, mon bien aimé frère, je vous invite non pas à accepter béatement mon propos ni ceux que vous lirez sur le net voire entendrez en loge ou au chapitre mais à faire des vérifications par vous-même, cela risque de vous prendre votre vie vu que après quarante ans de rectifié j'en trouve encore : il faut surtout dire que je refusais de les prendre en considération, ce qui restreignait mon champs d'investigation. Si vous le faites avec sérieux et compétence, vous allez trouver des choses qui vont vous faire bondir ! En tout état de cause ne faites jamais confiance à vos frères, la véritable histoire maçonnique n'est jamais la version officielle que l'on vous raconte. Pour la découvrir il faut entrer dans la vie des personnages dont la réalité se trouve souvent misérable aux regard des valeurs maçonniques ; il convient de même de tenir compte du contexte politique et religieux du moment. Adhérer à la Strict Obervance germanique, c'était rejoindre les ennemis de la France, commettre un acte de trahison incompatible avec le fait d'être un bon citoyen, la Guerre de Sept Ans n'était pas loin et le Duc de Brunswick était le généralissime des coalisés contre la France. Les Brunswick ont toujours été des ennemis des français qu'ils combattirent à la guerre de 7 ans mais aussi lors de la Révolution Française contre les armées de Hoche et Carnot, puis lors de l'occupation de Paris suite à la défaite de Napoléon III à Sedan. Le bruit de leurs bottes résonnera dans Paris envahi ! C'est de tels ennemis de la France que Willermoz voulut rejoindre. Il convient aussi de savoir que les germaniques n'avaient accepté les français que pour leur faire payer les sommes qu'ils en attendaient. C'est comme si en 1955 des français avaient voulu rejoindre des loges allemandes, les loges des Boches. Les maçons de la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon ne voulurent pas suivre Willermoz dans cette " trahison ", dans cette folle "aventure", il dut en démissionner. On ne vous a jamais parlé de cela et de bien d'autres choses ? C'est pourtant la triste réalité !






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