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GLNF : J'envisage de réintégrer la GLNF. Je l'ai quittée en 2012 comme 15.000 autres frères pour des raisons qui paraissaient évidentes alors mais secondaires par rapport à d'autres intérêts.

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

En réalité, j'ai appris que le GM de l'époque, accusé de tous les maux, avait pris la décision de faire pratiquer en France les grades chevaleresques du York et que les grands corps des hauts grades, Suprême Conseil et Grand Chapitre du RF, ont paniqué en se disant que les ff allaient prendre ces nouveaux hauts grades très rapidement et qu'ils ne suivraient plus leur filière classique avec la perte considérable de capitations que cela allait entraîner. Une cabbale fut monté contre le GM en place lequel avait propulsé la GLNF à 50.000 membres en devenant la première organisation de France, personne n'a jamais fait aussi bien que lui. J'ai suivi à la GLAMF mais je suis au Français pas au REAA alors je n'apprécie pas que la grande maîtrise reste quasiment la propriété du REAA quand elle devait passer par tous les rites. Et les relations entre les loges restent fermées à celles du rite, il y a peu d'échanges et l'ambiance générale a changé avec les nombreuses démissions dues au Covid. J'ai déposé une demande de réintégration à la GLNF dans une loge que je souhaite rejoindre. Transmise à la Province, elle est revenue à la loge avec une mention du style : "nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette demande".


Ce que je veux vous demander, mon frère Christian Guigue, c'est ai-je raison de vouloir revenir à la GLNF ou bien est-ce que je vais faire une erreur ? Pourquoi ma demande ne semble-t-elle pas acceptée ?


REPONSE : Je comprends votre situation d'avoir un sentiment particulier pour votre loge-mère et votre obédience, il me semble que nous sommes presque tous dans votre cas. Nous avons aimé cette loge qui nous a donné la lumière, nous avons partagé avec les frères de l'époque, il en restera toujours quelque chose dans notre coeur et nos souvenirs.


Je sens votre tristesse avec cette demande qui vous semble refusée.


Les ff qui sont restés ont considéré les partants comme des traitres et beaucoup de frères anciens restent sur cette idée. La Province, ne vous connaissant pas, a certainement délégué un officier provincial pour avoir des informations vous concernant auprès des loges que vous avez fréquentées et du Grand Chapitre. Si la demande est revenue non agréée par la Province, qui ne peut pas se décider en la circonstance, on peut raisonnablement se dire que les renseignements furent décevants. Rassurez- vous, cela reste le cas de 90% des frères ayant quitté leur loge. Ce sont toujours les mauvais qui partent et les bons qui restent, litanie bien connue quand la réalité se trouve dans le contraire : ce sont toujours les plus forts, les plus courageux qui partent quand les faibles restent. Vous pouvez avoir les meilleures qualités du monde quand on veut se débarrasser de son chien, il a toujours la rage donc vous voici devenu un "mauvais".


Il me semble que la GLNF a mis en place une procédure spéciale de réintégration, c'est elle qui décide de vous réintégrer et non la loge ou la Province. Il paraît évident que personne ne souhaite voir revenir des faiseurs de troubles mais y en a-t-il réellement ? Le fait de soulever un problème a pour objet de le résoudre. Et tous ceux qui se dressent contre la réintégration d'anciens de la Maçonnerie se comportent-ils vraiment en bons maçons fraternels et tolérants ? Où serait notre mérite à cet égard si nous n'avions jamais d'efforts à faire sur nous-mêmes ? Si la loge que vous voulez rejoindre a émis son avis favorable en transmettant votre demande à la Province, sinon elle l'aurait stoppée, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher la GLNF de vous réintégrer. Il arrive aussi que la loge de destination, celle que vous voulez rejoindre, n'ait pas procédé à un vote ou n'ait pas exprimé d'avis.


Les consignes avaient pourtant été claires : on réintègre.


Pour des anciens, c'est NON. cela devient plus étrange pour des frères qui ne vous connaissent pas, qui ne vous ont jamais rencontré, ni travaillé avec vous mais sont présents dans vos anciennes loges et s'opposent à votre retour. C'est là où l'obédience doit faire le forcing en obligeant les loges à reprendre leurs anciens.

Je connais plusieurs cas cas de ff ayant quitté leur loge il y a 20, 25, 30 et même plus de 35 ans dont les frères s'opposent à leur réintégration car ils "dérangent " les dignitaires du rite par leur franchise ou leurs remarques.


En se montrant bienveillante, fraternelle, compréhensive, une attitude de la GLNF plus accueillante et fraternelle, - il me semble que c'est ce que veut induire le nouveau GM, Yves Pennes -, pourrait déclencher un fort mouvement de retour des frères. C'est ce que l'on peut appeler une opération gagnant-gagnant. Maintenant s'il faut changer de rite pour revenir à la GLNF, - il faut savoir qu'actuellement si votre ancienne loge ne veut pas de vous, il faut en trouver une autre -, ce qui peut contraindre à devoir changer de rite.

Cela peut constituer une non possibilité de retour. Un maçon reste toujours plus attaché à son rite qu'à son obédience.


Faites-vous une erreur ? On ne se trompe jamais en suivant son coeur.


Je suis un peu dans la même situation que vous avec la différence c'est que certains dignitaires voudraient me récupérer pour que je m'occupe de formation. Je ne veux plus travailler aux hauts grades qui me font perdre inutilement mon temps, tout se trouve dans le Bleu, et déjà dans le tablier de l'Apprenti, si on sait "voir". Je ne cesse de penser à la loge qui m'a initié et pour qui j'ai beaucoup travaillé en réveillant sa publication et à la GLNF que j'ai toujours considéré comme Ma Maison au point d'y avoir fait entrer une cinquantaine de candidats.


Ceci vaut aussi pour vous, mon très cher frère. On aime son obédience, on a aimé sa loge mais plus rien n'est comme avant ! La seule chose qui nous motive, raison pour laquelle on veut revenir, reste de former nos jeunes frères mais quand certains en savent trop en termes de savoir sur le rite et ses anomalies, cela dérange énormément. Le drame réside surtout dans le fait que, ne possédant aucune culture maçonnique, il se trouve toujours un oiseau pour énoncer des avis voire des critiques contre ceux qui ont de l'expérience, qui savent et ont la compétence pour déceler ce qui ne va pas dans le système ou le rite ! Je n'oublierai jamais le propos de mon grand ami R qui disait :" Le bon maçon est celui qui ferme sa gueule et fait ce qu'on lui dit de faire", j'aimais sa franchise. Ce temps-là ne se trouve pas complètement révolu. Maintenant si cela ne va pas, heureusement, on s'en va. La Maçonnerie ne se réduit pas à la seule loge, on doit la vivre 24 h sur 24 tous les jours de sa vie jusqu'à sa mort.


J'ai vu des Apprentis qui ne finissaient même pas leur première année. Un directeur de banque m'a dit :" je n'ai rien trouvé de ce que je suis venu chercher. Je suis parti Compagnon. J'ai fait une année de trop. Pour boire des coups et faire des gueuletons, je n'ai pas besoin de la maçonnerie." Ces vécus, ces déceptions, personne ne veut les entendre et cela devient un drame épouvantable pour la Maçonnerie.

 
 
 

1 commentaire


Bernard .ANDRIES
Bernard .ANDRIES
25 mai 2025

Bonjour

J'ai également quitté la GLNF en 2012 pour la GLAMF et la poursuite du Suprème conseil et fait ma demande de réintégration en 2017 dans ma loge de naissance où je fus initié en 1997 _Je fus blackboulé d'emblée mais demandais à être entendu par le comité de loge pour expliquer ma démarche , ce qui fut accepté.Une nouvelle demande de réintégration a suivi avec semble t il une unanimité favorable ;

Voilà mon expérience

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