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Que penser des FF qui parlent des valeurs de la Maçonnerie en oubliant de les pratiquer eux-mêmes ?

  • 10 févr.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 févr.

C'est le drame de la France et on le vit dans tous les domaines. Nos dirigeants ne règlent aucun des problèmes qui existent dans le pays mais ils s'occupent de ce qui se passe en d'autres nations en jouant aux champions de la Vertu.


De quoi se mêlent-ils ?


Evidemment, on retrouve le même travers dans les organisations maçonniques françaises où l'on adore les rumeurs, les cabales montées contre tel frère ou telle sœur, les incohérences rencontrées par telle loge ou les démissions à répétition dans telle autre. Chacun se console des misères qu'il rencontre dans sa vie en constatant celles des autres. C'est la raison du succès des magazines où s'étale la vie des people.


La société va mal donc nos Grandes Loges ne se portent pas bien non plus. Elles éprouvent les plus grandes difficultés à recruter mais refusent de s'auto analyser pour établir la liste de leurs carences, pour établir les raisons des démissions à répétition. Rien ne va, tout le monde se plaint mais personne ne bouge, ne réagit, ne fait quoi que ce soit d'utile et d'approprié. Est-ce normal ? Bien sûr que non ! En fait, c'est très français, on se plaint, on se regarde le nombril mais on ne fait rien. Nos voisins belges à l'époque des belles blagues nous disaient : " les français ont des petites mains et une grande gueule ". Traduction : ça parle encore et encore mais ça ne fait rien ! Et c'est vrai pour la très grande majorité d'entre nous. Rien ne va dans le rite, dans les loges mais il ne faut surtoutrien changer. On connaît la phrase désormais fameuse : "Nous étions au bord du gouffre mais nous allons faire un grand pas". Avec cette irresponsabilité, cette incompétence gravissime, l'échec et la faillite du système se trouvent assurés avec d'autant plus de certitude que l'Islam concerne désormais 35% de la population. Or ni l'Islam ni les Gilets Jaunes ne veulent de franc-maçonnerie, elle vit ses dernières années chez nous. Le Pape Benoît XVI a écrit que l'Eglise vit ses derniers temps, qu'elle va disparaître totalement ! Elle n'existera plus que clandestinement.


Dans nos organisations maçonniques, les dignitaires ont obtenu la charge qu'ils convoitaient, quelques-uns sont parvenus au maximum de leur ambition en ayant obtenu leur bâton de maréchal. Ils n'ont plus rien à obtenir, pourquoi bougeraient-ils, travailleraient-ils, à supposer qu'ils l'aient jamais fait un jour ? Tant qu'ils perçoivent leurs indemnités mensuelles, intérêt personnel que les démissions ne mettent pas ce point en péril pour l'instant, tout va bien.


Les valeurs de la Maçonnerie.


On parle beaucoup de l'égalité, de la fraternité, de la tolérance, de la liberté mais rien de tout cela se pratique en France. Chez les anglo-saxons, cela se vit mais pas chez nous.


Si l'on examine ce qui se vivait à ce propos depuis l'avènement de la Maçonnerie en France depuis la création de la première Grande Loge fondée par des anglais, cela ne fut jamais respecté. Où se situait l'égalité dans l'Ancien Régime quand tout allait à la noblesse ? On ne le vivait pas non plus dans les loges où les nobles venaient avec leurs valets que l'on recevait comme Apprentis, où l'on n'allait pas retirer les privilèges dont ils bénéficiaient comme porter le chapeau, l'épée et le cordon de leur dignité. Alors, comme il était impossible de leur enlever quoi que ce soit, on se résigna à l'élargir, uniquement en loge, aux roturiers qui se voyaient interdits des mêmes avantages en société. Cette roture leur fermait l'accès à tous les postes importants de la Maçonnerie, raison pour laquelle un certain Willermoz la décria en la critiquant oubliant qu'il y venait lui-même comme nombre de ses confrères par un intérêt bassement matériel : il avait ses soieries à vendre et une forte concurrence de plusieurs centaines de soyeux rien qu'à Lyon sans oublier les Italiens, de dangereux rivaux. Willermoz avait d'autant plus de difficulté à les vendre qu'il se heurtait à un problème insurmontable : ses couleurs tenaient mal dans le temps comparativement à celles de ses grands rivaux. les privilèges dont bénéficiaient les nobles ne disparurent pas avec la révolution de 1789, ils continuèrent avec la nouvelle noblesse, celle des prolétaires audacieux, celle de l'Empire


Lors de la reprise des travaux en 1801, ce fut un noble, un citoyen repenti, Roettiers de Montaleau, directeur de la monnaie, traître à sa condition comme Philippe Egalité, qui dirigea le Grand Orient de France non pas en tant que Grand Maître mais comme Grand Vénérable. Pour que des roturiers prissent en main la Maçonnerie, il fallut attendre l'Empire en 1805 avec Joseph Bonaparte, frère de Napoléon, initié à La Pafaite Sincérité de Marseille, accèdant à la Grande Maîtrise de l'obédience. L'Empire fut l'âge d'or de la Maçonnerie. L'action d'un Jean-Jacques Régis de Cambacérès fut sans égale dans l'histoire de la Maçonnerie. Il fut à l'origine de la création d'un millier de loges s'emparant en même temps de la direction du Suprême Conseil de France et du poste de Souverain Grand Commandeur. Ceci se fit-il naturellement ? Non puisque le poste se trouvait déjà pris, il fallut évincer le titulaire en place, De Grasse Tilly, héros de la guerre d'indépendance américaine qui en prit la nationalité, ce qui lui sauva plusieurs fois la vie. De Grasse fut la victime du caprice de l'empereur et du roi puisqu'il dut à nouveau laisser sa place à Elie Decaze. La politique, les intérêts profanes, l'emportèrent déjà à cette époque sur les valeurs fondamentales de la Maçonnerie, ce qui ne changea rien fondamentalement de ce qui se vivait déjà sous la royauté d'avant 1789. En toute non fraternité, on n'hésitait pas à aspirer puis à prendre la charge confiée à un autre sans attendre la fin du délai attaché à la fonction. Les différences de fortune et de statut social orientaient vers des loges fréquentées par des maçons de même niveau. On restait entre soi, ce que l'on constate encore de nos jours avec des loges spécialisées dans le droit, la médecine, la politique ou la musique, ce qui facilite les carrières. N'importe quels frères ne pouvaient pas accéder aux loges de grand standing comme L'Impériale des Francs Chevaliers, il fallait fréquenter la Cour ! La noblesse d'empire avait remplacé l'ancienne noblesse mais rien n'avait vraiment changé.


La tolérance semble rivaliser difficilement dans le concert des divergences d'intérêt avec l'égalité et la fraternité. Rappelons le mot fameux de Paul Claudel : "La tolérance il y a des maisons pour ça !". Les maisons de tolérance c'était les bordels. Cette vertu qui devrait embellir les âmes de nos frères se trouve souvent évoquée mais peu pratiquée. La tolérance reste comme l'Arlésienne de Bizet, on en parle souvent mais on ne la voit jamais. Les rivalités sociales, politiques, divisent les maçons plus hommes de la rue que frères dans l'initiation, comment en irait-il autrement dans un conglomérat devenu résolument sociétal ? Au diable l'initiation ! Ca ne rapporte rien ! Que penserait Voltaire de la Maçonnerie française actuelle ? Il s'en trouverait fort effrayé, lui qui pensait d'un interlocuteur qu'il ne prisait pas : " Je hais votre propos, je le méprise même, mais je combattrai à vos côtés pour que vous puissiez l'exprimer ". Je n'ai jamais rencontré en plus de quarante années de Maçonnerie un frère ou sœur pensant cela. Tous furent les partisans d'un point de vue, d'une pensée limitée sinon d'une paresse morale contagieuse.


Il ne s'agit pas ici de faire une planche mais de laisser l'écriture s'exprimer avant d'ordonnancer le tout autrement en le complétant. Si cela vous inspire continuez !



 
 
 

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